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  <title>Rêveries d'un claviériste solitaire</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 15:03:38 +0100</pubDate>
  <copyright>© Benoît Smith 2011</copyright>
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    <title>L'esprit Gégé</title>
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    <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 11:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Benoît</dc:creator>
        <category>Télévision</category>
        <category>humour</category><category>récompenses</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a style=&quot;text-decoration: none;&quot; href=&quot;http://static1.purepeople.com/articles/0/93/19/0/@/763298-les-parpaings-des-gerard-2011-a-637x0-3.jpg&quot;&gt;
&lt;img title=&quot;Il y a des cadavres à lester..., déc. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.elbelion.com/public/gerparp_small.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C'est avec un certain effarement que j'ai
parcouru, avec plus d'attention que les années précédentes, le palmarès 2011
des « Gérards », prix censés &amp;quot;récompenser&amp;quot; le pire du pire de la
télévision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noms des &amp;quot;lauréats&amp;quot; n'ont strictement aucune importance. D'abord parce
que ce sont les mêmes qui occupent l'espace médiatique à longueur d'année,
rendant toute distinction insignifiante (et vu que le monde de la télé est plus
petit que celui du cinéma, on est encore plus sûr de revoir les mêmes têtes
chaque année). Mais surtout parce que de toute évidence, ils ne sont là que
pour être victimes, non de leurs &amp;quot;récompenses&amp;quot;, mais des noms de celles-ci, la
seule raison d'être visible du palmarès :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;« Gérard de l'animatrice tellement nulle que tu te demandes ce qu'elle
a bien pu faire pour décrocher son poste » ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«  Gérard de l'émission qui a fait un tel krach d'audience qu'on
a eu du bol que Standard &amp;amp; Poor's ne dégrade pas la note de la France dans
la foulée » ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« Gérard du type, sa tête, on dirait une marionnette des
Guignols » ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« Gérard de l'émission qui te fait croire que tu vas trouver l'amour,
alors qu'avec ta gueule, même ta main refuse de te branler » ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;etc.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et pendant que j'écris, j'apprends qu'en 2009, on a eu droit au
« Gérard du Noir qui fout vraiment la honte aux Noirs »...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait de palmarès, les Gérards semblent surtout voués à publier les vannes
les plus foireuses, mesquines, glauques que les jurés (journalistes et
critiques... de télévision, donc totalement complaisants envers leur milieu)
n'ont jamais réussi à placer en conversation ou sur un plateau. Parce qu'il y a
fort à parier, en lisant leurs &lt;em&gt;punch-lines&lt;/em&gt; minables, que ces petits
rigolos n'exercent leur métier que faute d'avoir accédé au 20h ou chez Ruquier
– c'est-à-dire à la place médiatique de leurs victimes. Le pire du pire de la
télévision, ce sont des gens comme eux qui le font.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>ID rance</title>
    <link>http://blog.elbelion.com/post/2011/08/25/ID-rance</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Aug 2011 14:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Benoît</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
        <category>catastrophe</category><category>commémoration</category><category>guerre</category><category>humour</category><category>étranger</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Will Smith : Welcome to Earth !, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.elbelion.com/public/id4_small.jpg&quot; /&gt;Cette
semaine, rattrapage de quinze ans de retard culturel, avec enfin la vision
intégrale de ce spot géant pour le protectionnisme cosmoplanétaire,
&lt;em&gt;Independance Day&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'excuse par avance auprès des défenseurs d'un cinéma
« décomplexé », « sans prise de tête », « sans temps
mort » et « qui déchire » (entre autres expressions toutes
faites pour les lecteurs de &lt;em&gt;Mad Movies&lt;/em&gt;). D'autant que dans le cas de
Roland Emmerich, il m'arrive de les comprendre : dans le divertissement
complaisant et ne reculant devant aucun raccourci crétin, &lt;em&gt;Le Jour
d'après&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;10000&lt;/em&gt; et même &lt;em&gt;Godzilla&lt;/em&gt; n'étaient pas
&lt;em&gt;si&lt;/em&gt; repoussants. Dans les grosses taches laissées par ces rouleaux
compresseurs, on peut percevoir un amour sincère – mais aveugle – du cinéma à
gros budgets qui pousserait l'Allemand à produire des engins plus hénaurmes les
uns que les autres. Mais rien à faire : cet engin-là, &lt;em&gt;Independance
Day&lt;/em&gt;, reste proprement indéfendable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui est le plus répugnant dans ce simulacre de film commémoratif ?
Non, pas le discours belliciste et américano-centré défendu par un président
qui prend la tête de la riposte aux commandes d'un avion de chasse. Ni le chien
qui saute, dans un ralenti gluant, pour échapper aux flammes en images de
synthèse mal vieillies. Ce serait plutôt le spectacle du sacrifice de soi
(celui de l'aviateur vétéran du Vietnam, exemple de &lt;em&gt;loser&lt;/em&gt;, archétype
éternellement marginalisé du divertissement hollywoodien, qui ici ne se rend
utile qu'en devenant kamikaze) accueilli avec une joie aveugle par la foule
&lt;em&gt;et&lt;/em&gt; par le film. Mais non, il y a légèrement pire : rendre super-cool
le bidasse Will Smith qui se défoule en tabassant son prisonnier
extraterrestre, juste parce qu'après tout, cette chose-là, ce n'est pas humain,
ça a plein de tentacules, ça ne ressemble à rien (surtout enveloppé dans un
parachute : si Smith le frappait à découvert, ce serait moins drôle), bref, ce
n'est qu'un objet. À voir cette scène quinze ans plus tard, on se demande ce
qu'Emmerich pense aujourd'hui de ce qui s'est passé à Abou-Ghraïb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que c'était Serge Daney qui disait de Steven Spielberg qu'il
n'aimait pas vraiment les êtres humains. En jouant une version pachydermique du
divertissement spielbergien (et du coup, en anticipant de presque dix ans
l'adaptation de &lt;em&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.critikat.com/La-Guerre-des-mondes.html&quot;&gt;La Guerre des
mondes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; par ce parrain-là), Emmerich pousse l'hypothèse au-delà des
limites de l'acceptable. Les personnages d'&lt;em&gt;Independance Day&lt;/em&gt; ne sont
que des figurines sacrifiables, dont l'humanité – et la grandeur – ne se
définissent qu'en tatanant ce qui n'est pas humain. Pour le coup, être exaspéré
par la lourdeur d'un tel cinéma ne suffit pas : là, il fait très peur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Premier vagissement</title>
    <link>http://blog.elbelion.com/post/2007/11/28/first</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 01:10:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Benoît</dc:creator>
        <category>Trois fois rien</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je n'ai jamais eu la patience de tenir un journal. J'ai au moins deux ou
trois carnets dans un coin, où il m'est arrivé de noter des bricoles, mais je
n'y ai plus touché depuis une éternité maintenant. La flemme, ou le vague
sentiment que ces notes n'auront aucune finalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pourquoi un blog ? Peut-être parce que j'espère de loin qu'en
exposant publiquement ma misérable prose, je devrais être incité à l'entretenir
plus assidûment. Franchement, je ne sais pas. Ceci est le premier billet, ce
pourrait aussi bien être le dernier. On verra au suivant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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